Colloque : « Situations d’urgence : Une opportunité pour repenser la coopération internationale en éducation ? »

Participez au colloque organisé par le Master 2 Coopération Internationale en Education et Formation :  “Situations d’urgence : Une opportunité pour repenser la coopération internationale en éducation ?” le vendredi 10 février de 9h à 17h30 en amphithéâtre Durkheim en Sorbonne – Galerie Claude Bernard, 1 rue Victor Cousin, 75005 Paris.

Inscriptions : colloque.cief2017@gmail.com

colloque-situations-durgenceDécouvrez le programme ci-dessous :

9h Accueil des participants autour d’un café 9h30 – 10h Introduction
Marion Poutrel (présidente de l’association CIEF), Marie Salaün (responsable du Master CIEF), Stéphane Foin (Directeur-adjoint du CIEP)
10h – 11h Session 1. Les institutions nationales et internationales à l’appui des gouvernements : expériences, leçons et bonnes pratiques.
Crisis-sensitive educational planning : bridging the humanitarian-development divide — Leonora MacEwen (IIPE)
L’appui du CIEP aux réformes éducatives en Haïti : leçons apprises — Annie Blasco (CIEP) 11h – 11h30 Pause café
11h30 – 12h30 Session 2. Souverainetés et jeux d’acteurs : l’éducation en urgence entre interventions internationales et initiatives locales?
Du respect de la souveraineté nationale en situation Post-crise — Alexandra Tran (consultante indépendante)
Sous le masque de l’arrangement, le manque d’exigence : le problème de la qualité en coopération éducative — Denis Poizat (Université Lyon 2)
12h30 – 14h Pause déjeuner
14h – 15h Session 3. De l’urgence au développement: comment prioriser et organiser l’aide à l’éducation en situation d’urgence?
éducation post-conflit : l’intervention des acteurs de l’humanitaire et du développement en Côte d’Ivoire — Anne-Charlotte Triplet (CEPED)
L’appui de l’AFD en situation de crise et post-crise pour la transition entre urgence et développement — Audrey Nirrengarten (AFD)
15h – 15h30 Pause café
15h30 – 17h Table ronde : Enjeux de la coordination des interventions et des acteurs, quelle efficacité pour quels objectifs dans le secteur de l’éducation ?
Helena Murseli (UNICEF)
Alexandra Tran (consultante indépendante) Martina Lochen (consultante indépendante)
17h – 17h30 Clôture du colloque

D’après les Nations Unies, le nombre de personnes touchées par des crises humanitaires aurait quasiment doublé au cours de la dernière décennie. L’accès à l’éducation, désormais considéré comme indispensable au bon développement d’un pays, fait partie des priorités exprimées au sein de la multitude d’actions de coopération internationale qui répondent à ces crises.

L’éducation en situation d’urgence pose un problème de conciliation entre deux logiques temporelles : d’une part, la priorité est de stabiliser la situation à court terme en répondant avant tout aux besoins de base des populations touchées. D’autre part, il s’agit de structurer l’action sur le long terme afin de permettre une sortie de crise durable. La coordination des efforts dans un but d’efficacité et de cohérence peut de plus être rendue difficile par la diversité des perspectives et objectifs de chacun : lorsqu’un grand nombre d’acteurs internationaux et locaux sont impliqués (bailleurs internationaux, autorités nationales, communautés locales et associations diverses), les rapports de pouvoir qui s’instaurent peuvent poser des problèmes de légitimité et d’éthique : recevoir de l’aide signifie-t-il que l’on abandonne une partie de sa souveraineté ? Comment équilibrer les savoirs et manières de faire locaux par rapport à l’expertise internationale afin d’obtenir la meilleure qualité et la meilleure efficacité possibles ? La façon dont l’action internationale se construit en cohérence avec des cadres stratégiques nationaux et à des modes d’organisation et demandes locales est ainsi déterminante afin d’optimiser l’aide à court terme, mais aussi de favoriser une reprise efficace du fonctionnement éducatif à long terme.

Un autre rôle souvent donné à l’éducation en contextes de crise, de sortie de crise ou de grande fragilité est celui de la cohésion sociale : l’éducation peut-elle aider à prévenir la violence qui souvent préexiste et persiste après les événements de crise, et à quelles conditions ? L’attribution de ce rôle supplémentaire demande nécessairement de repenser les méthodes et des outils d’enseignement adaptés à chaque situation. Comment trouver les moyens temporels, financiers, techniques et humains de le faire, tout en respectant les objectifs et enjeux des différents acteurs impliqués?

Ce colloque aura pour objectif de s’interroger sur les bilans des actions menées au cours des dernières années dans ce domaine, sur les problèmes spécifiques qu’il pose et sur les solutions proposées et adoptées par différents acteurs de la coopération internationale en éducation.