Louis et son hommage au SAMU

Louis et son hommage au SAMU

 

Concilier études de médecine et cinéma en amateur, c’est le défi de Louis Barrier. Ce jeune cinéaste prometteur signe un très beau court-métrage en hommage au SAMU.  D’un naturel discret sur ses activités d’écriture et de réalisation, Louis a choisi de présenter ce film en compétition pour le Nikon Film Festival.
Découvrez Louis et son film à travers cette petite interview et rendez-vous avant le 15 février sur le site du Festival pour le soutenir !

Parlez-nous un peu de vous. Comment un jeune étudiant en médecine se retrouve réalisateur de film ?

Avant tout, je donne la priorité à mes études de médecine.  Je fais beaucoup de sacrifices sur ma vie personnelle pour être à fond sur cette année de D4 (dernière année du 2e cycle). Mais j’ai développé depuis mon adolescence une vraie passion pour l’écriture et la réalisation. Alors, je conserve précieusement mes idées, mes projets, dans l’espoir de trouver le temps de les mener à bien.

Une belle amitié s'est nouée entre Louis, Alice et Paul lors du tournage du film.

Au fil du tournage, une belle amitié s’est nouée entre Louis, Alice et Paul, les acteurs du film.

En 2015, j’ai participé comme figurant au film Réparer les vivants. Cette expérience m’a permis d’assouvir ma curiosité et de découvrir l’envers du décor des tournages, d’en connaître tous les ingrédients pour sortir une belle œuvre.
L’an dernier, je me suis aussi lancé dans la réalisation d’un moyen-métrage. Il me manquait quelques scènes à tourner, mais la logistique était trop compliquée à mettre en œuvre pour aller au bout. C’est très chronophage comme passion !

« Je suis reconstruit », est un court-métrage poétique, un hommage pudique au SAMU. Quelle est l’histoire de ce film ?

D’octobre à décembre dernier, j’ai effectué mon stage au SAMU de Paris. Humainement, cela fut une expérience très riche. J’ai été particulièrement touché par mes rencontres et mes échanges avec le personnel médical et paramédical. La force et l’humilité de ces personnes sont impressionnantes. Elles interviennent sur des situations d’urgence, avec un grand professionnalisme et beaucoup d’humanité, et se retirent en silence de la vie des patients.

Certaines de ces histoires m’ont véritablement ému, notamment celles relatives aux événements du 13 novembre 2015. Elles ont été à la base de mon projet. A ma façon, j’avais très envie de leur dire merci. J’ai évidemment parlé de mon envie de faire ce film avec plusieurs personnes rencontrées au SAMU, qui m’ont toutes apporté leur soutien et leur encouragement.

Comment se sont passés le tournage et le montage ?

Et bien, avec très peu de moyen, mon seul outil étant mon IPhone 5 !  Quant à l’équipe du film, elle se compte sur les doigts de la main. Mes co-externes, Paul et Alice ont très volontiers joué le jeu et sont les seuls acteurs du film. Sans matériel et sans temps dédié, nous tournions les scènes à des moments de pause, en dehors de toutes activités dans le service, en se faisant le plus discret possible.

J’ai ensuite passé beaucoup de temps sur mon ordinateur avec mon ami Florent pour le montage. Ce type de court-métrage nécessite de synthétiser une histoire, en 140 secondes, et donc de toucher juste très vite. J’ai eu de grosses difficultés avec la voix-off, élément essentiel du film. J’ai bien dû l’enregistrer 35 fois !

Heureusement, je n’étais pas tout seul et j’ai pu compter sur le soutien de mes amis, sur leurs conseils et avec beaucoup de bonnes volontés, nous y sommes arrivés.

Vous avez jusqu’au 15 février pour apporter votre soutien au film de Louis sur le site du Festival : http://www.festivalnikon.fr/video/2016/2753.

Le présenter en compétition au Nikon Film Festival, c’est donc un vrai défi ?

Sur ce festival, mon film est en concurrence avec des réalisations de professionnels, avec beaucoup plus de moyens, de technicité. Je suis conscient de l’écart de niveau avec d’autres films, mais c’est un beau projet d’équipe autour d’un sujet qui me tient à cœur.

Je suis d’ailleurs très heureux du bel accueil réservé par le public.  J’ai mis en ligne le film sur le site le lundi 9 janvier à 22h, le lendemain il était déjà dans le top 50 des plus soutenus !*

Évidemment, je serai très honoré que le film obtienne une récompense. Tous mes complices, Florent, Paul, Alice, Vianney, Edouard… sont d’accord pour que, si le film remporte un prix, la somme serait versée à l’Institut Necker enfants malades. Tous se sont prêtés au jeu pour le message sur le SAMU et aussi pour le plaisir.

*A ce jour, la vidéo est dans le top 20 des plus soutenues, avec plus de 10 000 vues !