Anthony Hardy : un étudiant qui vise haut

Anthony Hardy : un étudiant qui vise haut

Projet étudiant, Kilimeters est une démarche sportive originale alliant pharmacie et médecine, avec au bout une ascension du Kilimandjaro. Nous avons posé six questions à Anthony Hardy, étudiant à Paris Descartes, pour en savoir plus :

Anthony, pouvez-vous nous présenter votre parcours en quelques mots ?

Anthony Hardy-KilimetersÉtudiant en 4ème année de pharmacie, je me suis toujours considéré comme un élève moyen. Un des domaines où je pouvais me rattraper, et même parfois briller, était le sport. Je me suis toujours très investi dans ce domaine, allant parfois, même très souvent, jusqu’à délaisser le reste pour atteindre certains de ces objectifs. Pendant mes deux 1ère année de concours (PCEM1 et PAES) ainsi qu’en deuxième année de pharma, j’ai pratiqué la musculation à raison de 5 fois par semaine. J’ai pu apprendre beaucoup de choses sur la préparation physique et l’alimentation en général. Aujourd’hui et depuis 3 ans je me suis découvert une nouvelle passion, au début pour perdre en masse graisseuse puis pour le plaisir et ensuite pour la performance. En juillet 2015, j’ai le déclic et je m’inscris au marathon de Berlin sans jamais avoir couru une course officielle (que ce soit un 10km ou un semi-marathon). En un an, j’ai couru trois marathons, la course à pied et le sport en général font plus que jamais partie intégrante de ma vie.

 

Qu’est-ce exactement que le projet Kilimeters ?

Kilimeters c’est le projet d’ascension du Kilimandjaro que j’ai avec deux copains d’enfance, Loup-Franck, acteur, et Jonathan, étudiant en école de commerce. Nous avons trois niveaux en sport très différents mais un objectif commun qui est l’ascension du plus haut sommet d’Afrique. Ce mont nécessite une préparation physique, un suivi diététique et un suivi médical. Afin d’assurer cette préparation en toute sécurité j’ai monté une équipe médicale bénévole composé d’un chirurgien orthopédiste spécialisé dans les traumatismes du sport, un kinésithérapeute, un ostéopathe, un pédicure podologue, un pharmacien, un préparateur physique et une diététicienne. Toutes les données, que ce soit sur le plan diététique (photo et recette), médical et de la préparation physique, sont rendues publiques sur les différents réseaux sociaux que nous utilisons, Facebook, Instagram et Twitter). Nous avons réalisé plusieurs courses qui rentrent dans le cadre de notre préparation (semi-marathon Auray-Vannes, marathon de Lisbonne).

À côté de cela nous organisons avec HUMA Pharma une collecte de fournitures scolaires afin de les distribuer aux écoles proches du site. HUMA Pharma nous apporte son expérience et son expertise sur la gestion des collectes. J’en profite d’ailleurs pour dire que vous pouvez déposer au local de l’association HUMA toute fourniture scolaire jusqu’au grand départ. Nous espérons pouvoir partir après les partiels de janvier, c’est à dire mi-janvier, en fonction des fonds que nous aurons réussi à collecter.

Comment peut-on vous aider ?

Avec de l’envie et un peu de méthEquipe-Kilimetersode on peut réaliser des choses vraiment folles, c’est le message que nous souhaitons faire passer. Et c’est en promouvant un mode de vie sain par l’alimentation et la pratique du sport que nous comptons y arriver. Nous proposons d’ailleurs de faire des programmes d’entraînements gratuits aux personnes qui souhaiteraient préparer des courses ainsi que de venir s’entraîner avec nous. Nous savons que des fois, les gens ont envie mais ne savent pas comment s’y prendre pour préparer un 10 km, un semi ou même un marathon. Et on s’aperçoit que lorsque l’on donne un cadre et que l’on n’est plus dans le brouillard alors les choses deviennent beaucoup plus accessibles. On ne prétend pas être des professionnels mais nous voulons partager notre expérience et montrer au gens que pour eux aussi ça peut le faire.

 

Comment concilier ce projet avec vos études de pharmacie ?

Je viens de redoubler ma 4ème année et ce projet tombe à un moment où j’aurais pu être complètement désabusé ayant déjà redoublé lors de mes études. Lors de cette nouvelle année scolaire je vais avoir du temps que je vais pouvoir investir dans ce nouveau projet et en faire profiter les étudiants de pharma ainsi que ceux des autres facs.

Comment envisagez-vous la suite de vos études, pour quelle carrière ensuite ?

Cette expérience est très formatrice, au-delà de la préparation physique intense, nous avons des tâches propres qui nous sont allouées. C’est une mini entreprise, nous devons trouver les fonds pour financer ce voyage, gérer les différents médias, donc communiquer et avoir une certaine ligne éditoriale, être visible à la faculté, travailler avec les différentes associations de la faculté, faire les montages vidéo et convenir des rendez-vous avec nos professionnels de santé qui ont tous un agenda très chargé.

J’envisage de postuler aux écoles de commerce et c’est dans ce but que j’effectue un stage de 6 mois en marketing dans un laboratoire pharmaceutique en Angleterre.

Pour finir, quel est votre rapport à la bibliothèque ?

Je fréquente la BIU Santé depuis près de 3 ans, surtout à la période de révision avant chaque partiel. Le cadre est très agréable et quand on y rentre, on a qu’une envie c’est de s’assoir et d’apprendre. Il faut dire qu’un étudiant qui prépare l’internat est beaucoup moins bruyant qu’un étudiant de première année !

Un projet à suivre dans les mois qui viennent, nous vous tiendrons au courant.

 

Article rédigé par l’équipe de la BIU Santé. Retrouvez tous leurs articles sur leur blog