Thérapie cellulaire pour les séquelles musculaires, publication de Fabrice Chrétien, Chercheur à la faculté de médecine

En situation normale le muscle squelettique à la capacité de régénérer ad integrum après une blessure, grâce aux cellules souches du muscle : les cellules satellites. Dans le cas d’une septicémie ce type cellulaire n’est plus capable de maintenir de l’homéostasie musculaire, même 5 ans après l’infection. Cela explique les lourdes séquelles des patients après la réanimation.

Un chercheur de la faculté, Fabrice CHRETIEN, vient de publier un article sur les dysfonctions des cellules souches musculaires au cours d’un sepsis.

Une septicémie ou sepsis est une infection venant d’une inflammation non contrôlée, conduisant à des dommages tissulaires et des défaillances d’organes multiples, pouvant entrainer une mort rapide. La cellule souche a un rôle centrale dans la régénération, c’est pourquoi l’équipe s’est attachée à caractériser son comportement au cours d’un sepsis.
Les traitements actuels sont peu efficaces et l’une des conséquences du sepsis peut être la perte de masse musculaire, pouvant entrainer une atrophie avec de nombreux impacts cliniques.

Fabrice CHRETIEN et son équipe proposent une approche thérapeutique aux premiers résultats très encourageants, fondée sur la greffe de cellules souches mésenchymateuses, et permettant de restaurer, chez l’animal, les capacités musculaires.

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Fabrice CHRETIEN et son équipe, Histopathologie Humaine et modèles animaux ont réalisé cette étude. Il s’agit d’une collaboration entre l’Université Paris Descartes, l’Hôpital St Anne et l’Institut Pasteur. Les résultats ont été publié dans la revue Nature Communications le 15 décembre 2015.