Julien Vibert, major des ECN 2015

Julien Vibert, major des ECN 2015

“Ça tombe du ciel, c’est inespéré. On travaille beaucoup, on travaille tous pour être le mieux classé, on n’ose pas penser à la première place”.
A 24 ans, Julien Vibert, étudiant à l’université Paris Descartes est arrivé major des Epreuves Classantes Nationales (ECN) en 2015. En parallèle, il a également validé un double cursus à l’Ecole Normale Supérieure (ENS) de Paris.

Un travail régulier et la rigueur sont pour beaucoup dans les excellents résultats de Julien qui a obtenu 821,9 points sur 1000. Ses notes vont de 59,9 à 96 points sur 100 selon les dossiers.
J’allais en stage tous les matins, j’étais investi, on ne peut pas tout apprendre dans les livres. Le contact humain, les cours à l’université, les révisions et exercices le soir et les weekends ont payé”. Julien avait un programme chargé, un rythme soutenu qu’il n’a pas relâché.

Son choix de spécialité

Le cancer est la maladie de ce siècle, c’est un grand challenge de guérir les patients. “On s’occupe des autres, c’est très gratifiant”. Julien a décidé de se tourner vers l’oncologie et de rester à Paris. Pour lui, le travail idéal est d’occuper un emploi de médecin-chercheur. “Faire de la clinique et en même temps de la recherche, c’est un profil très répandu aux Etats-Unis. Maintenant cela dépendra des opportunités qui s’offrent à moi : soit recherche soit clinique”.

Un double cursus Médecine et recherche

Lors de sa seconde année de médecine, Julien intègre un double cursus après concours à l’ENS Paris, dans la filière Master médecine-sciences, pour faire de la recherche. Il arrête un an la médecine pour se consacrer pleinement à son master 2. En effet, sur le plan organisationnel, les deux cursus n’étaient pas compatibles.
La médecine n’a pas été une évidence pour Julien. “Pour moi, la recherche contre le cancer est une vocation, ainsi, soit j’intégrais la médecine puis un cursus recherche soit je choisissais les sciences avant tout”.

Une préparation efficace

“Deux conférences par semaine en 5ème année et une fois lors de la 6ème année, et les conférences du samedi m’ont été très utiles. Les professeurs créaient des sujets qui ont contribué à mes bons résultats. L’université Paris Descartes m’a beaucoup apporté”.
Julien a assisté à tous les cours et profitait de ses 2h30 de transports pour lire ses cours.
Prendre le temps de bien manger, dormir suffisamment et faire du sport l’ont aidé à ne pas craquer avant ce concours difficile. “Je dormais 8 heures par nuit et faisais du sport tous les jours. J’exerce le Kung-Fu depuis l’âge de 15 ans”.


En savoir plus sur l’ECN :

En 2015, 8.881 étudiants en 6e année de médecine ont passé l’ECN (épreuve classante nationale), un moment important pour la suite de leur carrière puisque les futurs internes choisiront leur lieu de formation et leur spécialité, l’un après l’autre, en fonction de ce classement.

L’université Paris Descartes est la première université francilienne classée à l’ECN. Ainsi, 23 % des étudiants présentés par l’Université Paris Descartes font partie des 1000 premiers et 38 %  sont dans les 2000 premiers, ce qui est un très bon résultat.

A partir de 2016, les ECN devraient avoir lieu sur tablette,ce qui permettra aux étudiants en médecine de passer les épreuves dans leur faculté, et non plus dans l’un des 7 centres d’examens comme aujourd’hui. Deux épreuves en condition réelles sont d’ailleurs prévues en décembre 2015 et mars 2016, tant pour habituer les étudiants que pour prévenir d’éventuels dysfonctionnements le jour J.