Un siècle de suivi des rameurs olympiques français révèle une réduction de leur mortalité

Les effets bénéfiques de l’activité physique sur la qualité et l’espérance de vie sont bien connus. En revanche, les effets sur la santé des sports d’endurance pratiqués à haute intensité sont encore débattus.

Une étude de l’IRMES, publiée dans la revue PLOS ONE, décrit la mortalité et les principales causes de décès de plus de 200 rameurs français ayant participé au moins une fois aux Jeux Olympiques, entre 1912 et 2012, en comparaison avec la population générale française.

Juliana Antero-Jacquemin, qui a conduit cette étude, observe une mortalité globale réduite de 42 % parmi les rameurs olympiques. La réduction de mortalité des rameurs s’explique, en partie, par la réduction de la mortalité cardio-vasculaire, moins importante chez les rameurs qu’au sein de la population française.

Malgré l’échantillon réduit de cette étude, ces résultats montrent qu’une activité d’endurance à très haute intensité ne réduit pas les bénéfices connus de l’activité physique pour l’appareil circulatoire, mais qu’elle contribue au contraire à une réduction des mortalités cardio-vasculaire et globale. La haute intensité de l’activité physique, pour des individus en bonne condition de santé, ne constitue pas un obstacle à la pratique.

Article rédigé par Juliana Antero-Jacquemin