Aurélie Coubart, une doctorante pleinement investie dans la vie associative des Cartésiens

Aurélie Coubart docteur en psychologie université Paris Descartes

Jeune docteur en Psychologie, passionnée par les sciences cognitives, Aurélie Coubart fait partie de cette nouvelle génération de diplômés pour qui l’Université est un lieu de partage collaboratif et où son travail de chercheur a été un moment privilégié pour découvrir et se découvrir. Portrait de celle qui fut une présidente pugnace et enthousiaste des Cartésiens, le cercle des docteurs et doctorants de Paris Descartes.

Arrivée en licence de biologie à l’Université de Paris Sud un peu par hasard, elle se découvre en deuxième année une passion pour la recherche sur le comportement humain. Par son réseau, elle entend parler du Professeur Arlette Streri qui enseigne dans le Laboratoire de Psychologie de la Perception de Paris Descartes. Cette rencontre va constituer le premier tournant important de sa vie d’étudiante. Favorable à la diversification disciplinaire, Mme Streri lui réserve un accueil chaleureux dès la 2e année de licence et va accompagner Aurélie jusqu’à son diplôme de doctorat.

Dès ce moment, ce qui la motive et la porte, est la volonté de travailler en équipe, de mettre en commun les compétences et de découvrir les complémentarités entre personnes. Elle se dit peu intéressée par le travail solitaire, sans confrontation avec d’autres collègues ou d’autres univers professionnels.

Le second moment marquant est son entrée dans le Master Recherche en Sciences Cognitives, aussi appelé Cogmaster. Loin du schéma classique des études qui caractérisent souvent la licence, Aurélie découvre une nouvelle façon d’étudier. Au-delà de l’acquisition de connaissances, on la forme à la critique scientifique, la réflexion individuelle et la remise en question. Elle découvre des camarades qui viennent d’horizons extrêmement différents comme la philosophie, les mathématiques, HEC et d’autres encore. Elle se fait la réflexion que c’est ainsi qu’elle aime la recherche : lorsqu’elle est ouverte sur d’autres disciplines. A travers des stages, on l’encourage à découvrir d’autres lieux de recherche académique et c’est naturellement qu’elle postule pour faire un doctorat et poursuivre les travaux qu’elle a initié en Master.

Le troisième tournant de son parcours intervient lors de sa première année de doctorat. A l’occasion de la journée de rentrée des doctorants, elle découvre « les Cartésiens » qui est le cercle des doctorants et docteurs de Paris Descartes. Cette jeune association est l’occasion pour elle d’avoir une activité parallèle à son métier de chercheur mais qui reste en prise avec ce dernier. Secrétaire de l’association durant deux ans, elle devient la présidente et développe des actions pour fédérer les membres, les aider dans la poursuite de leurs carrières en organisant des événements socio-professionnels et sociaux-culturels. Cette association est un lieu de rencontres de personnes venant de disciplines très différentes : à l’époque, seule doctorante issue de Psychologie, elle côtoie une majorité de doctorants en biologie, pharmacie et quelques juristes. C’est aussi l’occasion pour elle de porter un regard extérieur sur son parcours personnel. Elle prend conscience des compétences transverses qu’elle a développée durant toutes ces années.

Par la suite, elle intègre la Confédération des Jeunes Chercheurs (CJC) et en devient la vice-présidente. Cette activité constitue pour elle une autre étape et lui ouvre de nouveaux horizons. En développant des contacts avec les instances politiques et gouvernementales elle œuvre pour faire avancer la reconnaissance et la valorisation du doctorat.

Si elle pouvait conseiller les étudiants, elle leur dirait de profiter des années universitaires pour développer en parallèle des études, une vie sociale riche et satisfaisante, gage d’une meilleure intégration et d’une plus grande productivité dans le travail. Elle leur dirait également d’utiliser cette période pour s’interroger sur leurs objectifs professionnels sources de motivation dans la poursuite d’études.

Son doctorat en poche, Aurélie a fait un choix d’avenir, fruit d’une construction personnelle élaborée au fil du temps. Alors que dès sa licence elle se voyait évoluer dans la recherche académique, elle s’oriente aujourd’hui vers une carrière de chargée d’études en politiques éducatives tout au long de la vie, depuis la crèche jusqu’à la reprise d’études pour les actifs. A n’en pas douter, Aurélie mènera à bien son projet.

 


Biographie

2005-2008 Licence de Biologie à l’Université Paris Sud – Orsay

2008-2010 Master Recherche en Sciences Cognitives à l’université Paris Descartes – EHESS – ENS

2010-2014 Doctorat en Psychologie sous la co-direction du Pr. Arlette Streri et du Dr. Véronique Izard – Doctorante sur le projet ERC Mathconstruction de V. Izard, recherches sur les bases de la cognition mathématique chez le nouveau-né et durant la première année de vie.

2011-2014 Secrétaire, Présidente puis Vice-Présidente de l’Association « les Cartésiens » – Le cercle des docteurs et doctorants de Paris Descartes

2013-2014 Vice-Présidente de la Confédération des Jeunes Chercheurs